UNESCO | 6e conférence des parties à la convention de 2005

Unesco CoP 6Les États parties à la Convention de 2005 sur la diversité culturelle adoptent les directives opérationnelles dans l’environnement numérique

Du 12 au 15 juin 2017, l’Unesco a accueilli à Paris la sixième conférence des parties à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Le bilan de cette conférence comporte des points positifs et négatifs.

Parmi les aspects positifs, on relèvera la place importante faite aux organisations de la société civile (OSC), qui ont organisé leur propre forum le 12 juin et sont désormais reconnues, par le Secrétariat comme par les États membres, comme des partenaires indispensables à la mise en œuvre de la Convention. Les OSC doivent notamment préparer un rapport sur les progrès accomplis mais aussi sur obstacles rencontrés dans la mise en œuvre de la convention. Ce rapport sera soumis aux États membres lors de la prochaine réunion du Comité intergouvernemental en décembre 2017.

Toujours au chapitre des points positifs, nous avons été particulièrement satisfaits de constater que l’initiative de la FIM (soutenue par SMF et U2U) en faveur de l’égalité homme-femme dans le secteur de la musique en Afrique était signalée dans le rapport du Secrétariat de l’UNESCO comme contribuant à la réalisation des objectifs de la Convention (cf. par. 45).

Certains états versent des sommes purement symboliques, 82 états parties n’ayant même jamais versé la moindre contribution au fonds

Autre aspect intéressant : les États membres ont adopté les directives opérationnelles sur la mise en œuvre de la Convention dans l’environnement numérique. Ce texte met en avant des principes essentiels à nos yeux, tels que la neutralité technologique, le respect des droits fondamentaux – dont le droit à la liberté d’expression –, l’égalité homme-femme, le droit des créateurs à une juste rémunération, le respect des droits de propriété intellectuelle ou encore le droit à la négociation collective.

En revanche, l’UNESCO rencontre de grandes difficultés à financer ses activités de promotion de la convention. Ce problème est la conséquence directe des contributions étonnamment faibles des états au FIDC. Pour l’exercice 2016-2017, celui-ci n’a en effet recueilli que 500,000 USD, soit seulement 10% de son objectif, ce qui est proprement ahurissant. Certains états versent des sommes purement symboliques, 82 états parties n’ayant même jamais versé la moindre contribution au fonds, ce qui conduit à ne pouvoir financer qu’un nombre extrêmement réduit de projets. Nous avons été choqués d’apprendre que le Secrétariat était de ce fait contraint de se tourner vers des partenaires privés tels que la multinationale Vivendi.

Pin It on Pinterest

Share This